Deux angoisses de l'écriture : ne plus rien avoir à dire, n'avoir jamais fini de dire.. [Constance Debré]

Deux angoisses de l'écriture : ne plus rien avoir à dire, n'avoir jamais fini de dire..      [Constance Debré]
Mélina
17 ans
Québecoise
Amoureuse



«The world we knew won't come back,
the time we've lost, we can't get back,
the life we had won't be ours again. »

Three days grace - Never too late



Précisions :

Tous les textes sont de moi.
Je réponds aux commentaires et aux messages.
Les photos proviennent de divers endroits.
Je fais des fautes d'orthographes comme tout le monde, je suis humaine a ce que je sache.
Quand mes titres d'articles sont en anglais, la traduction est dans les commentaires.
Les critiques positives comme négatives ne me dérangent pas du tout, ne te gêne pas pour donner ton opinion. ^^
J'ai choisie ce nom de blog, parce que premièrement, j'ai les yeux verts. ''Behind'' veux dire derrière, donc ''derrière mes yeux verts'', ce qui est cacher, ce qu'on ne voit pas qui se retrouve dans mes textes. :)
Les ''♪'' sont des liens.

Questions?

# Posté le samedi 20 juin 2009 12:24

Modifié le dimanche 18 octobre 2009 15:57

L'espoir est comme le ciel des nuits : il n'est pas coin si sombre où l'oeil qui s'obstine ne finisse par découvrir une étoile. [ Octave Feuillet ]

L'espoir est comme le ciel des nuits : il n'est pas coin si sombre où l'oeil qui s'obstine ne finisse par découvrir une étoile.      [ Octave Feuillet ]
Je garde toujours espoir même si la vie me donne toutes les raisons d'abandonnée. Car j'ai appris de ne jamais regretter ce qui m'avait déjà rendu heureuse. J'ai appris que rien n'est parfait, la perfection n'existe pas. J'ai appris qu'a toute histoire, il y a une fin, qu'elle soit bonne ou mauvaise. J'ai appris à passer par dessus les épreuves les plus difficiles avec la tête bien haute. J'ai appris que les gens ne reflètent pas toujours ce qu'ils sont réellement. & j'ai appris à cacher toute ma tristesse derrière un simple sourire.


# Posté le dimanche 21 juin 2009 18:15

Modifié le lundi 24 août 2009 09:51

Nous avons presque oublié combien il est étonnant qu'un animal aussi grand, aussi puissant et aussi intelligent puisse accepter sur son dos un autre animal tellement plus faible!

Nous avons presque oublié combien il est étonnant qu'un animal aussi grand, aussi puissant et aussi intelligent puisse accepter sur son dos un autre animal tellement plus faible!
La course de chevaux. Pour moi c'est plus qu'un sport mais bien une passion. Cette sensation indescriptible que je ressens lorsque que je vois les stalles de départs s'ouvrir, mon compagnon qui s'énèrve de plus en plus, qui ne tient plus en place. Une sensation hors du commun. Les papillons qui virvoltent dans mon ventre. Le fait que le cheval & le cavalier ne font plus deux, mais un. Une seule & unique équipe prête a braver tous les tempêtes pour réussir. Le cheval n'est rien sans son cavalier & le cavalier n'est rien sans son cheval. Une grande histoire de confiance qui les unis. L'adrénaline qui m'envahie & me transporte ailleurs. Les frissons qui parcourent ma peau. L'impression d'être dans un autre monde, un monde magique où rien ne peux m'arrêter. Le ciel me parraît plus bleu, l'herbe plus verte. J'oublie tout mes problèmes en une seule seconde. Je ne pense qu'à prendre de la vitesse jusqu'à croire que je vais plus vite que la lumière elle-même. J'écoute les sabots de mon cheval piétiner le sol et je me concentre sur la piste. Je regarde droit devant moi & j'espère que cette course ne finira jamais. Je sens le vent chaud souffler sur mes joues rouges. J'entend mon coeur battre de plus en plus fort. Je vais chercher ma respiration du plus profond de mes poumons. J'ai l'impression que si je fermais les yeux un seul instant, je pourrai m'envoler. Je met toute ma confiance en mon cheval. Je sais qu'en une seule seconde, mon univers pourrait basculer. Je pourrais tomber & me blesser, mais peu importe. Je profite de l'instant présent. Je coordonne les mouvements de mon corps qui me parraît tout a coup si léger, aux siens. Tout à coup, je me sens invincible, rien ne peux m'arreter. Je me sens bien. Quand je franchie la ligne d'arrivée, je regrette que la course soit déjà finie mais paradoxalement je suis heureuse de mon accomplissement. & je rêve de se moment où je pourrai remonter en selle, parce que la course m'est essentielle. Elle nourrie mon âme & remplie mon coeur. Elle est mon adrénaline, ma passion. Sans la course je ne serais pas la personne que je suis aujourd'hui..

Photo : Rockstar.

& toi, qu'est-ce qui te passionne?

# Posté le samedi 20 juin 2009 13:19

Modifié le lundi 24 août 2009 09:51

There's a ship out, on the ocean, at the mercy of the sea, it's been tossed about, lost and broken, wandering aimlessly, and God somehow, you know that ship is me..

There's a ship out, on the ocean, at the mercy of the sea, it's been tossed about, lost and broken, wandering aimlessly, and God somehow, you know that ship is me.. ♪
Vieux texte




«La vie c'est comme ça» Arrêtez.. Taisez-vous, je ne vous crois pas. Je ne veux pas entendre cela. J'ai peur. La frayeur me ronge, me tenaille, me bouffe de l'intérieur. Je souffre. Comme si on avait planté un couteau en plein dans le coeur. Désorientée comme si j'avais perdu un de mes sens. Un torrent de larmes coule sur mes joues et tombe sur ma feuille. Je ne vois plus mes écrits. Je ne perçois que le faible contour des choses qui m'entourent. Mes pensées tourbillonnent dans ma tête, de la même façon qu'un ouragan. Je retiens mes sanglots au fond de moi. Tous les regards sont tournés vers moi, mais qu'est-ce que ça peux bien me faire? J'ai envie de crier. Crier ma peur et ma douleur. Crier jusqu'a en perdre la voix, jusqu'a ce que j'ai mal aux tympans, jusqu'a ce que je sois vidée de mon énergie, de la rage qui me consume. Je ferme les yeux, tout nos souvenirs passent en boucle dans ma tête. Je revois tout. Les rires, les pleurs, les soupirs, les attentes, les rêves et tout d'un coup, le film s'arrête. J'entend la bande qui tourne encore, mais l'image reste noir. Je ne comprend pas. Où est le reste? Et comme une claque en pleine face, je réalise. C'est notre futur. Le film que nous nous avions promis a finis si tôt. Comme un sénario qu'on déchire en deux et qu'on jette a la poubelle, même s'il était déja tout écrit. Vide et froid comme un hiver Québécois. Mon coeur se refroidit pour devenir aussi dur que de la pierre. Sera-t-il comme ça, notre futur? Je ne sais pas.. j'espère que non. Nous avons tant a vivre encore, tant a partagé. Au risque de me répété, j'ai peur, si peur, tellement que je ne sais pas l'expliquer. C'est tout simplement invivable et incontrôlable. Je n'en peux plus, je vais imploser. Je sors en claquant la porte, le plus fort que mon corps me le permet. Je cours, mon coeur me fait mal. A bout de souffle, je m'arrête dans les escaliers. Je me laisse tomber dans les marches en ciment. Je pose ma tete sur mes genoux. Quelques secondes plus tard, mes jeans sont déja aussi salés que le Pacifique. J'évacue ma peine du mieux que je le peux. Mes sanglots résonnent dans la cage d'escaliers. Mon corps sursaute, je pose mes mains sur ma tête. J'ai mal, depuis que tu es entré dans ma vie, j'avais presque oublié ce que c'était. De souffrir a vouloir s'arracher le coeur, a vouloir se fondre dans le décor, a vouloir se faire oublier des gens, a vouloir disparaître. J'entends des pas, et, sans que j'aille le temps de tout comprendre, des bras viennent s'enrouler autour de mon corps. Ce geste ne fait que me donner le goût de m'enfuir plus loin. Je ne sais pas a qui ils appartiennent, tout ce que je sais c'est que je n'en veux pas. Ce n'est pas ces bras la que je veux. Seuls les tiens pourraient effacer ma peine. La chasser loin de moi. Je voudrais que tu me serres contre toi, que jamais tu ne me lâches. Je voudrais que tu relèves ma tête et que tu me souries. Je voudrais que tu me regardes dans les yeux et que tu me dises <<Je suis la Méli, je serai toujours la.>> Je voudrais que tu prennes ma main dans la tienne et que tu me dises que tu ne la lachera pas. Je voudrais entendre ta voix me repéter toutes les promesses que tu m'as fait. Je voudrais pouvoir sangloter sur ton épaule pour allez mieux. Et avant tout, je voudrais que tu sois certain de toutes tes paroles. Je sais que tu y crois dur comme fer, et je te crois aussi. Mais personne ne sait, même pas nous deux. Et je m'accroche au barreaux des escaliers aussi fort que je m'accroche a mon espoir. Et je crie, enfin. Un cri perçant sort de ma bouche. Si aigue que j'ai l'impression qu'il ne m'appartient pas. Il ne finit plus. C'est un cri de peine, de rage, mais surtout, de souffrance. Il reflète ma souffrance aussi bien qu'un mirroir. Il est désespérée et apelle au secours. Il laisse maintenant place au silence, au vide. Le coeur a vif, les yeux rougies, les jambes molles et les mains tremblantes, je me relève lentement et maladroitement. Je me tiens debout, pas aussi droite qu'a l'habitude, mais quand même debout. Pour moi, pour toi mais surtout pour nous. Je me rapelle tes paroles, ça me donne la force de continuer. Si ça doit être comme ça, on trouvera un moyen, n'importe lequel, mais on trouvera. Parce qu'on s'aime, et ça c'est une certitude. J'espère quand même de tout mon coeur, de tout mon âme qu'on aura pas a le trouver, ce moyen. Je prie pour que non. Et tout doucement, je marche. Je mets un pied devant l'autre. Je n'abandonnerai pas, jamais. Je continuerai a me battre que pour toi...

# Posté le samedi 04 juillet 2009 21:59

Modifié le lundi 24 août 2009 09:52

À soir je r'prends le chemin du lac, je m'en vais veiller à la patinoire, j'ai envie de m'écraser sur la glace, et me raconter des histoires, souvenirs d'enfances..

 À soir je r'prends le chemin du lac, je m'en vais veiller à la patinoire, j'ai envie de m'écraser sur la glace, et me raconter des histoires, souvenirs d'enfances..  ♪
Assise dans mon bain, des accords de guitare volent jusqu'à mes oreilles. Je perçois a peine sa voix mais je la reconnais très bien. Je m'entend crier « MAMAAAAN !! M'MAAAN ! DÉPÊCHE TOIII ! »Ma mère pousse la porte de salle de bain et viens me sortir du bain. Elle m'enroule dans ma serviette préférée, celle avec un chien qui pêche. Je m'élance dans les escaliers pressés d'entendre cette voix de plus près. J'ai l'impression qu'elle m'appelle. Elle me rattrape en me disant que je pourrai descendre quand je serai habillé. Je la presse a m'enfiler mon pyjama au plus vite. Je piétine le plancher de céramique impatiemment. Elle me regarde en souriant et me dit tout bas « Allez, file.. » Je me rends rapidement dans ma chambre en attrapant ma vieille peluche de Teckel. Je dévale les escaliers le plus vite que mes petites jambes me le permettent. J'arrive dans le sous-sol avec le coeur qui débat et les joues rouges. Comme si j'avais peur qu'il disparaisse, je soupire, il est là. Sa vieille guitare ''magique'' — parce que c'est bien comme ça qu'elle me paraissait a l'époque — à la main, installé devant son micro, il chante une chanson qui m'est inconnu. Je reste figé là, je m'efforce de capter chaque note de sa guitare, chaque vibration de sa voix. Nous nous fixons de nos grands yeux verts. Sa bouche autant que ses yeux me sourient. Et je reste là, immobile en l'écoutant. La musique fond peu a peu pour laisser place au silence. Un <<PAPAAA !>> retentit dans la petite pièce. Il me fait un câlin et me demande si je veux chanter avec lui. Biensur que je veux, quelle question! Du début a la fin, quatre minutes 5 secondes de pur bonheur. Je lis la fierté dans ses yeux. Pourtant, je ne fais que chanter, mais je vois bien que cela fait son bonheur tout autant que le mien. La chanson terminée, je vais m'asseoir avec ma mère qui est descendu, sur le divan. Elle m'abrille avec une couverture et l'observe avec moi. Il chante, sourire aux lèvres. Ses yeux brillants passent de moi a mère pour revenir a moi. Il est heureux, je le sens, je le sais. Moi, je me contente de l'écouter. Il a toute mon attention. Chaque fois qu'il empoigne sa guitare et se met à chanter, il devient une star, un super héros. Je ne peux m'empêcher de sourire. Je ne me rends pas compte du temps qui passe, je suis si bien. Je voudrais rester là pour le reste de mes jours, a l'écouté. Ma mère me glisse qu'il est l'heure d'allez au lit. « Une dernière, s'il-te-plait! » La dernière chanson terminée, je les embrasses et monte me coucher. Ma mère vient me border et éteint la lumière. Je me concentre sur la voix de mon père qui chante toujours et je m'endors, le sourire aux lèvres, en enviant un peu ma mère mais surtout, en songeant que demain, je pourrai l'écouter et chanter avec lui, encore une fois..

Malheureusement, le ''encore une fois'' a finit par disparaître. J'aimerais pouvoir l'écouter comme avant, mais c'est du passé. La seule chose qui est resté identique, c'est le sourire qui s'affiche sur mes lèvres quand j'ai la chance de l'entendre chanter, le bonheur qui emplit mon coeur. Chacune de ses rares fois, je redeviens cette petite fille les yeux brillants de fierté qui espérait que la dernière chanson ne finisse jamais..

Ton plus beau souvenir d'enfance .. ?


PS : Photo personnelle.

# Posté le mercredi 08 juillet 2009 11:50

Modifié le lundi 24 août 2009 09:52